Chapelet Sainte Trinité

Chapelet de la Sainte Trinité

Le chapelet de la Sainte trinité peut être récité en souvenir des 5 plaies de Notre seigneur Jésus Christ.


Sur le crucifix, réciter l'invocation suivante :

« O Dieu, Viens à mon aide, O Seigneur hâtez vous de m'aider »

 Sur un gros grain du début ainsi que les trois petits grains, dire :

« Gloire à Toi, très douce, très noble, resplendissante, pacifique et ineffable Trinité. Amen »

Sur chaque grain des 5 dizaines, dire :

« Gloire, honneur et prière pour le Dieu Eternel. Amen »

A la fin de chaque dizaine, réciter le Gloire au Père.Conclure la récitation du chapelet avec la récitation de 3 Gloire au Père et de la prière suivante :


Bénis soit Dieu!
Bénis soit Son Saint Nom!
Bénis soit Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme!
Bénis soit le nom de Jésus!
Bénis soit Son Coeur Sacré!
Bénis soit son Précieux sang!
Bénis soit Jésus dans le Saint Sacrement de l'autel!
Bénis soit le saint esprit, le Paraclet!
Bénis soit la Mère de Dieu, Marie la plus Sainte!
Bénis soit sa sainte et Immaculée conception!
Bénis soit sa glorieuse assomption!
Bénis soit le nom de Marie, vierge et mère!
Bénis soit Joseph, son chaste époux!
Bénis soit Dieu, dans ses Anges et ses Saints!

AMEN

Le Chapelet : Histoire Sainte Trinité

Histoire de la fête de La Très Sainte Trinité

Nous avons vu les saints Apôtres, au jour de la Pentecôte, recevoir l'effusion de l'Esprit-Saint, et bientôt, fidèles à l'ordre du Maître (1), ils vont partir pour aller enseigner toutes les nations, et baptiser les hommes au nom de la sainte Trinité.

Il était donc juste que la solennité qui a pour but d'honorer Dieu unique en trois personnes suivît immédiatement celle de la Pentecôte à laquelle elle s'enchaîne par un lien mystérieux. Cependant, ce n'est qu'après de longs siècles qu'elle est venue s'inscrire sur le Cycle de l'Année liturgique, qui va se complétant par le cours des âges.

Les fêtes instituées en commémoration des mystères de notre salut aboutissent toujours à elle. Celles de la très sainte Vierge et des Saints sont autant de moyens qui nous conduisent à la glorification du Seigneur unique en essence et triple en personnes. Quant à l'Office divin du Dimanche en particulier, il fournit chaque semaine l'expression spécialement formulée de l'adoration et du service envers ce mystère, fondement de tous les autres et source de toute grâce.

C'est pourquoi l'Eglise a tardé si longtemps d'instituer une fête spéciale en l'honneur de la sainte Trinité

On comprend dès lors comment il se fait que l'Eglise ait tardé si longtemps d'instituer une fête spéciale en l'honneur de la sainte Trinité. La raison ordinaire de l'institution des fêtes manquait ici totalement. Une fête est le monument d'un fait qui s'est accompli dans le temps, et dont il est à propos de perpétuer le souvenir et l'influence : or, de toute éternité, avant toute création, Dieu vit et règne, Père, Fils et Saint-Esprit.

Cette institution ne pouvait donc consister qu'à établir sur le Cycle un jour particulier où les chrétiens s'uniraient d'une manière en quelque sorte plus directe dans la glorification solennelle du mystère de l'unité et de la trinité dans une même nature divine.

Dès le VIII° siècle, Alcuin rédige une Messe votive en l'honneur de la sainte Trinité

La pensée s'en présenta d'abord à quelques-unes de ces âmes pieuses et recueillies qui reçoivent d'en haut le pressentiment des choses que l'Esprit-Saint opérera plus tard dans l'Eglise.

Dès le VIII° siècle, le savant moine Alcuin, rempli de l'esprit de la sainte Liturgie, comme ses écrits en font foi. crut le moment venu de rédiger une Messe votive en l'honneur du mystère de la sainte Trinité. Il paraît même y avoir été incité par un désir de l'illustre apôtre de la Germanie, saint Boniface.

 

Cette Messe, simplement votive, n'était toutefois qu'un secours pour la piété privée, et rien n'annonçait que l'institution d'une fête en sortirait un jour. Cependant la dévotion à cette Messe s'étendit peu à peu, et nous la voyons acceptée en Allemagne par le concile de Seligenstadt, en 1022.

 

 

 

 

 

Le Chapelet : La fête de la Sainte-Trinité

En 920, Etienne, évêque de Liège, institue solennellement la fête de la Sainte-Trinité dans son Eglise

Mais à cette époque déjà, une fête proprement dite de la Sainte-Trinité avait été inaugurée dans l'une des églises de la pieuse Belgique, dans celle-là même qu'une autre grâce prédestinait à enrichir le Cycle chrétien d'un de ses signes les plus resplendissants. Etienne, évêque de Liège, instituait solennellement la fête de la Sainte-Trinité dans son Eglise en 920, et faisait composer un Office complet en l'honneur du mystère.

La disposition du droit commun qui réserve aujourd'hui au Siège apostolique l'institution des nouvelles fêtes n'existait pas encore, et Riquier, successeur d'Etienne sur le siège de Liège, maintint l'œuvre de son prédécesseur.

Au XIe siècle l'Ordre monastique lui est favorable

Elle s'étendit peu à peu, et il paraît que l'Ordre monastique lui fut promptement favorable ; car nous voyons, dès les premières années du XIe siècle, Bernon, abbé de Reichnaw, s'occuper de sa propagation.

A Cluny, la fête s'établit d'assez bonne-heure dans le cours du même siècle, comme on le voit par l'Ordinaire de cet illustre monastère rédigé en 1091 , où elle se trouve mentionnée comme étant instituée depuis un temps déjà assez long.

Mais le pape Alexandre II n'accepte pas la fête car chaque jour l'adorable Trinité est sans cesse invoquée

Sous le pontificat d'Alexandre II, qui siégea de 1061 à 1073, l'Eglise Romaine, qui souvent sanctionna, en les adoptant, les usages des Eglises particulières, fut mise en mesure de porter un jugement sur cette nouvelle institution.

Le Pontife, dans une de ses Décrétales, tout en constatant que la fête est déjà répandue en beaucoup de lieux, déclare que l'Eglise Romaine ne l'a pas acceptée. par cette raison que chaque jour l'adorable Trinité est sans cesse invoquée par la répétition de ces paroles : Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, et dans un grand nombre d'autres formules de louange (2).

Cependant la fête continuait à se répandre

Cependant la fête continuait à se répandre, comme l'atteste le Micrologue; et dans la première partie du XII° siècle, le docte abbé Rupert, que l'on peut appeler avec raison l'un des princes de la science liturgique, proclamait déjà la convenance de cette institution, s'exprimant à son sujet comme nous le ferions aujourd'hui, dans ces termes remarquables :

Aussitôt après avoir célébré la solennité de l'avènement du Saint-Esprit, nous chantons la gloire de la sainte Trinité dans l'Office du Dimanche qui suit, et cette disposition est très à propos; car aussitôt après la descente de ce divin Esprit, commencèrent la prédication et la croyance, et, dans le baptême, la foi et la confession du nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

(De divinis Officiis, lib. XI, cap. I.)